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MONTFAUCON, Bernard de / BOUHIER, Jean

Lettres pour et contre la fameuse question Si les Solitaires, appelez Thérapeuthes, dont a parlé Philon le Juif, étoient Chrétiens

1712


A Paris, chez Jacques Etienne, 1712, in-8, pleine basane de l’époque, dos à nerfs, orné, X, 384 pp. Restaurations anciennes au haut du dos et à un angle, brunissures aux 12 premiers feuillets.

Ayant envoyé son ouvrage « Le Livre de Philon, de la Vie contemplative, traduit sur l'original grec, avec des observations où l'on fait voir que les Thérapeutes dont il parle étoient chrétiens » (Paris, 1709) à M Bouhier de Savigny ; « celui-ci en le remerciant, lui marqua qu’il n’étoit pas de fon avis fur la religion des Thérapeutes […] Dans la préface l’auteur fait l’éloge de Philon, caractérife fes ouvrages & commence à parler du chriftianifme des Thérapeutes. Le père de Montfaucon s’eft attaché particulièrement dans la traduction de PhiIon, à rendre avec clarté le fens de cet auteur ; mais il a jette un voile léger fur certaine endroits, où la bienféance ne permettoit pas d’être clair. Le livre de Philon, ainfi traduit avec foin fur le texte grec, eft fuivi d’obfervations divifées en trois parties : La premiere contient des réflexions .générales fur les avantages & les excès de la critique, qui, d’un côté, a enrichi le public de plufieurs connoiffances, et de l’autre, a rejetté trop légèrement des faits atteftés par des auteurs dignes de foi. Le chriftianifme des Thérapeutes de Philon eft de ce nombre, dit fon traducteur, Eufebe, St. Jérôme, & prefque tous les autres peres de l’églife, ont cru que ces folitaires étoient chrétiens. Les proteftants, entre autres, Jofeph Scaliger et David Blondel s’aviferent au dernier fiecle de contredire le fentiment des anciens, & de rejetter l’autorité d’Eufebe & de tous les peres qui l’ont fuivi. Dom Bernard n’a trouvé que Thomas Bruno, proteftant Anglois , qui ait foutenu, dans une differtation imprimée en 1694 , que les Thérapeutes étoient chrétiens. Ce fentiment eft confirmé dans la fecondé partie des obfervations du pere de Mont- faucon. Il met dans un grand jour toutes les marques du chriftianifme qu’on trouve dans les Thérapeutes. Dans la troifieme partie, il répond aux objections qu’on peut faire contre fon fentiment ». (in « Bibliothèque générale des écrivains de l'ordre de Saint Benoit, patriarche des moines d’Occident… », 1777). C’est cette argumentation que l’on trouve développée à travers la présente correspondance, enrichie de nouveaux éléments. Les première et dernière lettres sont de Bouhier et la seconde de Bernard de Montfaucon. Bouhier, dans sa controverse s’appuiera notamment sur les travaux fondamentaux de Basnage et de Buxdorf, lequel admet que certaines pratiques en usage dans la Synagogue sont identiques à celles des Thérapeutes.

 

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