Essai sur la philosophie orientale. Leçon professée à la faculté des lettres de Caen pendant l’année scolaire 1840 – 1841. Publiées par Joachim Menant.
Paris, Hachette, 1842, in–8, plein cartonnage moderne à la bradel, plats de couvertures conservées. Quelques rousseurs.
Caillet 2231. Dujols, cat. XVIII, 1912, n° 113 : « (très rare) Dans une admirable synthèse, le savant Normalien embrasse l’Inde, la Chine, l’Egypte et la Perse, il explore la pensée ésotérique de leurs diverses religions, en fait jaillir la lumière initiatique après en avoir exprimé tous les symboles et nous restitue, pour ainsi dire, la révélation primitive. L’auteur se montre courageux, surtout pour son époque où le libre examen n’était pas seulement une hérésie, mais presque un crime politique. Ce qui l’a surtout frappé, c’est les nombreuses analogies du Christianisme avec la religion des anciens Mages. « Ces analogies, dit-il, nous n’avons pas cherché à les mettre en saillie ; mais nous n’avons pas, non plus, songé à les dissimuler : que ce qui est paraisse ! »
Il se dégage de ce très noble labeur « que la vie actuelle (et il en faut dire autant de celles qui ont pu la précéder, de celles qui pourront la suivre) est un champ ouvert à nos développements successifs ; c’est une série d’enseignements calculés et combinés pour nous conduire graduellement, du néant d’où nous sommes partis, à la plénitude de l’être vers laquelle nous avançons pas à pas ; c’est une initiation, un apprentissage une EDUCATION. » L’éminent professeur se rattacherait donc, par ses conclusions, à l’école Théosophique, dont il peut, en quelque sorte, être considéré comme un précurseur. »
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