Une lettre autographe signée, adressée au Docteur Alexandre Rouhier ...

Une lettre autographe signée, adressée au Docteur Alexandre Rouhier et une enveloppe timbrée (mai 1931 – Exposition coloniale internationale) à l’adresse des Editions Véga, 43 rue Madame

Rédigée à la plume, encre violette, format 21 x 27 cm, 40 lignes

Après la parution des deux premiers titres de sa trilogie, « Les trois totémisations » en 1924, « La magie et le mystère de la femme », en 1928, Lotus de Païni (ou Péralté, pseudonyme d’Elvezia Gazzotti), rédige le troisième et dernier volet, « Pierre Volonté », qui paraîtra en 1932.

André Breton écrira d’elle, dans un article intitulé « Langue des Pierres » (Le Surréalisme, même) : « Lotus de Païni soutient que la phase de l'intuition s'ouvre historiquement à l'espèce humaine de l'instant où l'âme pénètre jusqu'au fond de la pierre et en acquiert définitivement les puissances du Moi. La pierre dit-elle encore, conféra à la race des hommes le haut privilège de la douleur et de la dignité. »

En 1931, elle écrit à Alexandre Rouhier : « …j’ai égaré une référence qui est d’une extrême importance pour mon livre La pierre. Je ne peux plus me rappeler où Diable je l’ai vue. Il s’agit de la dispute entre Pierre et Paul au sujet de la circoncision. » Elle cite le passage en question et souligne qu’il est capital de donner une référence précise. Elle a « vu les Britt : charmants… avons beaucoup causé des éditions, de mes éditeurs… ». Il s’agit ici du couple Ernest Britt et Mary Shillito Dina Britt, également très proche du Dr Rouhier. Rappelons en effet que Mme Dina finança les éditions Véga, dirigées par Alexandre Rouhier qui en deviendra par la suite l’entier propriétaire. Lotus rendra visite au Dr Rouhier « avant de partir ». Elle fait réaliser une copie dactylographiée de son manuscrit tant elle reconnait humblement que son imprimeur ne s’y serait guère retrouvé. « Je dicte et cela est fort embêtant et fatigant, mais nécessaire… ». Elle souhaite que le libraire lui procure également les « Lettres de Nietzsche qui ont paru chez Stock… ». Après les formules d’usage, elle conclut :  « A nous la Sidéralité !! ... »

Théophile Briant fera paraître un émouvant hommage posthume : « Une grande dame vient de mourir. Une grande dame dont toute la vie fut consacrée à la Haute-Science et au déchiffrement des plus anciens arcanes du Monde. Une « Voyante » dans la plus noble acception du terme! […] Elle comptait parmi ses admirateurs des « connaisseurs » comme Francis de Miomandre, notre ami et collaborateur Claude Valence, (pseudonyme de Conrad Moricand, astrologue, proche entre autres de Max Jacob, Henry Miller, Modigliani, Cendrars, Picasso, Cocteau, … et, bien sûr, de Théophile Briant) et le bon docteur Rouhier, directeur des éditions Véga, qui nous a maintes fois répété qu'il tenait Lotus de Païni pour la plus grande ésotériste de notre époque. » 

12 28 021 005
350,00 €
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