Histoire critique du gnosticisme, et de son influence sur les sectes religieuses et philosophiques des six premiers siècles de l’ère chrétienne

Auteur MATTER Jacques

1 800 €

Notice

Paris, Chez F. G. Levrault, 1828, 3 volumes in-8, plein cartonnage éditeur, IV, XVI, 432 ; IV, 502 ; 98 pp. et 18 planches hors texte, deux se déployant. Plats de couvertures tachés, infimes manques de papier au dos du second volume, une pâle mouillure angulaire au haut des 30 premiers feuillets du 3e volume, des rousseurs.

Dujols, cat. XXII, n° 49 (pour la seconde édition) : « La première impression de cet ouvrage célèbre, et un des plus recherchés des bibliophiles, est rarissime. Elle est la clef indispensable de la Philosophie Occulte, de la Mystique et de la Maçonnerie. En effet, qu’est-ce que la Gnose ? Les Septante nous apprennent que c’est la synthèse des Sciences Secrètes. Dans la version d’Isaïe — c’est Matter lui-même qui l’atteste — le mot Gnosis désigne encore la connaissance de la Magie. Gnostikos, dit-il, ne se rencontre pas, que je sache, dans les Septante, mais celui de Gnostès signifie, chez eux, un homme versé dans les choses divines, et aussi vates, divinator, noscens occulta. Il ne faudrait point en conclure que Gnose soit synonyme de spéculation de mauvais aloi. Le mot de γνῶσις, explique-t-il ailleurs, se trouve plusieurs fois dans les diverses parties du Nouveau Testament, avec le sens de connaissance approfondie des vérités du Christianisme. Quelquefois il signifie ce qui, dans la Révélation mosaïque ou christique, est l’affaire principale, le but suprême et en quelque sorte mystique : l’Union avec Dieu. Dans le premier Livre de Samuel, Dieu est appelé le Seigneur des Gnoses ou des Arcanes. C’est dans ce sens que Jésus dit aux Docteurs de l’Ancienne Loi : « Malheur à vous qui vous êtes saisis de la clef de la Science et qui, n’ayant pu pénétrer dans ses sanctuaires, les avez encore fermés aux autres. » Matter fait très bien remarquer, à ce propos, qu’il s’agit ici de la Doctrine Secrète : la connaissance des Mystères, cette métaphysique supérieure que, dans un autre sens, Philon célèbre avec tant d’enthousiasme, et que Pythagore et Platon ne communiquaient qu’à leurs disciples les plus intimes : enfin, l’enseignement ésotérique des Initiés. L’aveu est à retenir : il est proféré par un homme sincère, dégagé de tout autre souci que celui de la vérité, et un maître dans le domaine de la Théologie. Essaierons-nous une analyse de cette œuvre puissante, fondamentale, qui fait et fera toujours autorité ? Sa renommée la classe au-dessus de toute critique. Il est impossible de connaître la Gnose et le Gnosticisme si on l’ignore. Jamais il n’a rien été écrit de plus savant, de plus complet et de plus fort, et l’étude du Platonisme, de la Kabbale et des Mystères anciens s’allie étroitement à l’économie philosophique du livre. Ce travail magistral ouvre d’étranges horizons à l’histoire des Sociétés Secrètes, montre les singuliers dessous de la Chevalerie du Temple et laisse entrevoir que le Mandaïsme, ou Doctrine de Jean-Baptiste, patron du Temple et des Loges, est le véritable levain de la gnose maçonnique Il en révèle l’ésotérisme kabbalistique dans toute sa profondeur, depuis le mot Manda di Hayyé, qui signifie Science de la Vie, jusqu’au symbolisme du Jourdain et à la flamme occulte qui s’allume dans ses eaux mystiques au moment du baptême ou Illumination. On sent que l’auteur en sait plus long qu’il n’en veut dire ; mais s’il observe une prudente réserve, il laisse passer une lumière suffisante pour ceux qui comprennent à demi-mot. Matter se proposait de publier à part un volume intitulé : Monuments du Gnosticisme, œuvre archéologique comprenant une importante suite de planches avec texte analytique. Il est plus que regrettable que ce travail complémentaire n’ait point vu le jour. »

Dorbon 2981 : « Très rare, surtout dans le cartonnage de l’éditeur. » Caillet 7214. Guaita 699 : « Ouvrage de la plus grande rareté ». 

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12 17 038 101

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