(sans titre)

Huile sur toile 38 x 55 cm

Sur sa carte de visite, on lisait : «  Louis Cattiaux, peintre, poète et mire ».

En 1928, Louis-Ghislain Cattiaux (Valenciennes, 17 août 1904 - Paris, 16 juillet 1953) commence à fréquenter les milieux littéraires et artistiques d’avant-garde parisiens de l’époque. En 1932, il crée avec Henriette Péré, son épouse, une galerie d’art : Gravitations. En 1934, il signe le manifeste du Transhylisme avec une série d’artistes, ainsi que les poètes Louis de Gonzague Frick et Jules Supervielle.

A partir de 1936, il abandonne presque totalement la peinture pour se consacrer à la quête alchimique. Il écrivait : « J’ai appris à peindre, tout d’abord en me demandant comment peignaient deux génies : Van Eyck et Rubens, dont j’ai eu la chance de pouvoir étudier deux toiles chez moi. » Il aurait ainsi retrouvé le secret de la confection d’un « médium » inaltérable et transparent. Celui-ci servant à capter magiquement l’esprit vivant de l’univers pour se diffuser à travers les pigments, et permettre ainsi le passage de la lumière jusque dans les fonds blancs. Cattiaux disait avoir « renoué » avec la filiation hermétique du XVIIe siècle. Originellement supports d’une initiation alchimique destinés à un ami, les douze premiers livres du « Message Retrouvé » sont publiés en 1946. Lanza Del Vasto en a rédigé la préface, et René Guénon publie une critique favorable dans le n° 270 de la revue « Etudes Traditionnelles » : « ... Nous ne savons ce que des « spécialistes » de l’hermétisme, si toutefois il en est encore de réellement compétents, pourront penser de ce livre et comment ils l’apprécieront ; mais ce qui est certain, c’est qu’il est loin d’être indifférent et qu’il mérite d’être lu et étudié avec soin par tous ceux qui s’intéressent à cet aspect particulier de la tradition. »

- En 1945, paraissent Les Poèmes du fainéant (chez l’auteur, 3, rue Casimir Périer, Paris 7e)

- En 1946, la première édition des douze premiers livres du Message Retrouvé : Le message retrouvé ou L’horloge de la nuit et du jour de Dieu. (chez l’auteur, 3, rue Casimir Périer, Paris 7e)

- En 1954, Les Poèmes du fainéant et les poèmes alchimiques, tristes, zen, d’avant, de la résonance, de la connaissance, de Louis Cattiaux sont édités par le Cercle du Livre.

- La même année des extraits de son essai : Physique et Métaphysique de la Peinture sont publiés dans la revue Suisse, Inconnues , Les Cahiers Trimestriels n° 9, ainsi qu’un article d’Emmanuel d’Hooghvorst intitulé Le Message Prophétique de Louis Cattiaux.

- Les œuvres littéraires complètes ont été publiées par les Editions Beya en 2005 sous le titre Art et Hermétisme L’œuvre picturale cattésienne s’est entièrement accomplie sous l’éclairage de l’hermétisme, aussi cette mère-grand tricoteuse doit-elle conter d’étranges « fables ».

Avec son chignon à triple torsade surmonté de l’absurde coiffe elle peut évoquer Katell, l’incarnation de la déesse bretonne encore appelée la Gwarc’h, c’est-à-dire la Vieille Femme. Mais aussi Ana, Cybèle, Déméter, Marie... L’hermétiste leur superpose la haute figure d’Isis, la « grande pourvoyeuse ». Toutes se tiennent dans cet Autre Monde symbolisé par la puissance d’un rayonnement soli-lunaire, référence aux petits et grands mystères. Tisserande de nos vies et de nos morts, Isis se révèle particulièrement en tant que Mère compatissante. La manifestation de la création rayonne de cette source de la dualité agissante (symbolisée par les aiguilles), et les villes où s’entassent les hommes ne sont pour Elle que « boîtes à ouvrages ».

12 29 017 001
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