L'ALCHIMISTE. PROJET INÉDIT DE FRONTISPICE. [VERS 1925-1930] - EXCEPTIONNEL DESSIN ORIGINAL

Encre de Chine, lavis et rehauts de gouache blanche, sur papier Canson gris (314 x 248 mm). Non signé.

Projet inconnu de frontispice. La scène est conforme à la représentation imaginaire de l’alchimiste. Dans une cave surmontée de la devise traditionnelle des traités d’alchimie « Solve et coagula », un alchimiste tient une lanterne au milieu de ses grimoires, alambics, fioles, mortiers, crânes, balances, pentacles et autres instruments. On peut observer bien entendu ici quelques éléments de composition du frontispice du « Mystère des cathédrales », dont le corbeau, symbolisant l’œuvre au noir, que l’on retrouve également dans le médaillon hermétique de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Le pseudonyme énigmatique de Fulcanelli reste associé à deux ouvrages publiés au XXe siècle : Le Mystère des cathédrales (1926) et Les Demeures philosophales (1930). Ces deux livres offrent une interprétation originale de l’iconographie des édifices du Moyen-Age et de la Renaissance, interprétation qui s’appuie sur le symbolisme hermétique et l’alchimie opérative étroitement associés. Le préfacier des deux volumes, Eugène Canseliet, s'est dit le seul disciple de Fulcanelli mais est parfois considéré comme l'auteur des textes lui-même. Selon lui, Fulcanelli serait né dans la première moitié du XIXe siècle et aurait percé les secrets de la pierre philosophale permettant la transmutation du plomb en or ainsi que la vie éternelle -- il dit avoir croisé à nouveau son maître en 1953, à l'âge de 113 ans...

Les deux volumes sont illustrés par Julien Champagne, artiste peintre élève de Gérôme. Dès 1926, année de parution du Mystère des cathédrales, l’énigme Fulcanelli a suscité bon nombre d’hypothèses et déclenché les polémiques. Julien Champagne lui-même serait, pour certains, le mystérieux Fulcanelli. S’Il est avéré que c’est Julien Champagne, accompagné du jeune Eugène Canseliet qui traita avec l’éditeur Jean Schemit, il est toutefois plus que probable, selon des témoins de cette époque que l’œuvre résulte d’un travail collectif qui prend pour base un dossier et un fichier dont l’élaboration suppose une érudition peu commune.

Ce dessin inédit pourrait être un projet non retenu de frontispice pour l'un des deux livres de Fulcanelli de 1926 ou 1930, à moins qu’il ne s’agisse d’un projet pour son troisième ouvrage Finis gloriae mundi, qu’il aurait décidé de ne pas faire paraître.

12 29 024 002
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