Harmonie mystique ou Accord des Philosophes Chymiques, ...

Harmonie mystique ou Accord des Philosophes Chymiques, avec les Scholies sur les plus difficiles passages des Autheurs y allégués, desquels les noms sont ès pages suivantes. Traduit par le sieur Veillutil

Paris, chez Melchior Mondière, 1636, in-8, pleine basane de l’époque, dos à nerfs, orné, XXVIII, 482 pp., XIV pp. de tables et privilège et une planche se dépliant. Marge extérieure courte sans manque de texte, quelques coins inférieurs cornés, essentiellement en début de volume (sur 14 feuillets), papier des deux 1ers feuillets fragilisé. Un coin restauré, infime manque angulaire à la pièce de titre entrainant la suppression de la première lettre, infime manque de papier restitué en marge extérieure d’un feuillet de tables avec une lettre reportée à la plume. Rares notes marginales de l’époque à la plume.

Traduction augmentée de L’Harmonia seu Consensus Philosophorum chemicorum (1611), l’Harmonie mystique (1636) est un recueil raisonné et commenté des textes essentiels de l’alchimie. Fruit de vingt-deux ans de travail assidu, au dire de son auteur, le médecin du roi, David Laigneau (c. 1564-c. 1650), ce florilège vise à montrer que «  les Philosophes chymiques s’accordent en une seule matière, un seul vaisseau, un seul feu, et une seule opération, et que la diversité des noms ne faict pas que la chose soit diverse. » Il ambitionne aussi de prouver « qu’un seul livre suffit pour la recherche, cognoissance, et jouyssance de ce qu’on appelle pierre des Philosophes » Ambition pleinement réalisée si l’on en croit Eugène Canseliet, qui écrivait dans Alchimie : « L’étudiant saisira la particulière importance que comporte, pour lui, l’ouvrage majeur de Laigneau, lequel apporte une solution, de manière excellente, au puzzle compliqué, soumis par les auteurs et plus difficile encore que le jeu des enfants. »

On trouvera une étude historique de Sylvain Matton sur la vie et l’œuvre de Laigneau (qui fut en relation avec les fameux alchimistes N. Barnaud, le traducteur de Lambsprinck, et B. Penot, le «  martyr du paracelsisme »), en introduction de la reproduction de cet important traité chez Gutenberg Reprints en 1986.

Dujols n°343, 1909 : « Traité alchimique fort curieux et très rare contenant des citations nombreuses de Albert le Grand, Arnauld de Villeneuve. Avicenne, Artephius, Trévisan, Basile Valentin, Zachaire, N. Flamel, Géber, Hermès Trismégiste, Pic de la Mirandole, R. Lulle. Morin, Ortulan, Thomas d’Aquin, du Roman de la Rose, etc. »

La planche de notre volume se trouve commentée page 96 de l’édition originale du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli.

12 12 027 012
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