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Oiseaux de passage... et Lettre autographe signée

Oiseaux de Passage. Rimes fantastiques - Rimes d’ébène

RECUEIL DE POÉSIE ET L.A.S.

Paris, Berger-Levrault, 1881, in-12, demi-percaline brune de l’époque, VI, 152 pp. Ex-libris T. V. (bois gravé)

Rare édition originale de cette première publication de l’auteur, recueil de poèmes qui fait témoignage, à la fois de sa sensibilité littéraire et poétique, (orientée vers ses auteurs de prédilection tels Baudelaire et Leconte de Lisle), mais également de ses tout premiers intérêts, partagés avec Barrès, pour les sciences occultes, puisqu’il donne le récit du parcours d’un alchimiste paracelsien, « L’alchimiste », et qu’une allusion est faite à quelques-uns des maîtres de l’occulte du passé. Cette tendance sera approfondie dans les deux autres recueils de poésie qu’il publiera par la suite. Caillet 4813 : « Très rare. Premier ouvrage du savant et regretté Kabbaliste ; sa vocation magique commence à poindre dans ce petit chef-d’œuvre. » Dorbon 5935.

On joint une lettre autographe signée de Stanislas de Guaita (16 lignes rédigées à la plume, encre noire, un feuillet 17,3 x 21,5 cm plié en deux, une tâche brune sur la dernière page) datée du 21 juillet 1883, à Paris.

Cette lettre est probablement destinée à Maurice Barrès auquel il adresse mille remerciements au sujet d’une jeune femme : « Mon cher ami … la petite recrue que je dois à ton exactitude et à ton obligeance a été la bienvenue. » Peut-être s’agit-il ici de Mignon, personnage féminin auquel André Billy fait référence, dans la biographie qu’il consacrera à Stanislas de Guaita en 1971 : dans un courrier adressé à Maurice Barrès au début d’octobre 1883, il est fait : « Allusion à une nommée Mignon qui attend Barrès et parle de lui d’une voix languissante ». C’est dans ce même ouvrage, qu’André Billy constate un manque de correspondance entre Stanislas de Guaita et Maurice Barrès de janvier 1883 au 4 juillet 1883. Or Barrès est étudiant en droit à Paris depuis ce même mois de janvier et s’absente certainement au début de l’été, tandis que Guaita loge rue Cujas : « J’espère que, quand tu battras de ta semelle universitaire mais romantique, l’asphalte de la Capitale, tu pousseras l’amabilité jusqu’à monter la rue Cujas, où tu trouveras plusieurs copains… ».

 

12 13 028 078
12 13 028 078

Fiche technique

Editeur
Berger-Levrault
Année
1881
Reliure
Livre relié
Langue
Français
État
Bon état
Vendu