La Nuée sur le Sanctuaire ou Quelque chose dont la philosophie orgueilleuse de notre siècle ne se doute pas

Paris, Maradan, 1819, in-16, pleine basane racinée brune de l’époque, dos lisse, orné, filets d’encadrement sur les plats, XVI, 188 pp., un bel et curieux frontispice gravé. Des rousseurs. Une mention à la plume au dos du dernier feuillet de garde.

Rarissime première édition de la traduction française établie par François Guillaume Couëssin de cette œuvre consacrée à la Théosophie chrétienne. A propos de ce texte et de son auteur, voir en premier lieu l’indispensable ouvrage d’Antoine Faivre : « Eckartshausen et la théosophie chrétienne » (Paris Klincksieck, 1969). Marc Haven indique, dans sa préface à la seconde édition de la traduction (1914) : « La Nuée sur le Sanctuaire nous a paru le type du livre à publier. Il exprime, mieux que nous le ferions par un ouvrage nouveau, nos propres sentiments sur cette union des esprits qu’Eckhartshausen appelle Communauté de la Lumière, et que le Zohar appelle Communauté d’Israël ; ce petit livre contient une introduction au plus réel savoir que l’homme puisse atteindre, et aucun autre n’était plus indiqué pour paraître en premier lieu, au début d’une collection d’ouvrages initiatiques [...] nous tenons à insister sur ce fait que notre auteur a voulu et su se tenir à l’écart de toutes les sociétés secrètes, plus ou moins mystiques, qui fleurissaient à son époque, tout en restant, plus que personne, membre actif de cette Communauté de la Lumière qu'il décrit en si parfaite connaissance de cause… La Nuée sur le Sanctuaire porte, plus que toute autre œuvre d'Eckhartshausen, l’empreinte de l’esprit dans ce qu’il a de plus clair, de plus pur, de plus lumineux ; en outre, il est peu connu et les exemplaires en sont introuvables. C’est ce qui nous a décidé à commencer notre collection par ce bel appel aux Ames d’élite ». Suite à la parution d’une édition anglaise, en 1895, Lady Caithness, duchesse de Pomar, avait donné, dans sa revue « L’aurore du jour nouveau », entre mai 1895 et janvier 1896, une traduction de l’anglais. Bien que Paul Chacornac ait donné ce texte pour fondamental et qu’il ait annoncé « une troisième édition sous presse » en 1932, ce n’est qu’en 1948 que fut publiée une troisième édition, traduite et préfacée par André Savoret, qui contient en préambule, tout comme notre édition originale, un extrait d’un traité de chimie d'Eckhartshausen. Papus recommande ensemble la lecture du Crocodile de Louis-Claude de Saint-Martin et La Nuée d’Eckartshausen, en rappelant que S. de Guaita en possédait un exemplaire dans sa bibliothèque dont il faisait grand cas. François Jollivet-Castelot le place également en aussi haute estime que Louis-Claude de Saint-Martin qui « appartient à cette initiation rigoureusement orthodoxe et religieuse, hiérarchiste, Synarchique… », et également que Zoroastre, Pythagore, Appolonius de Thyane, Plotin, que les véritables Kabbalistes et R + C, les alchimistes, Raymond Lulle, Khunrath, Jacob Bôhme, Paracelse, Martines de Pasqually, Dutoit-Membrini…

Caillet 3507 cite Stanislas de Guaita : « Très rare et extrêmement fort. C’est le dernier ouvrage du théosophe de Munich. »

 

 

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2019-02-13

Fiche technique

Editeur
Maradan
Année
1819
Reliure
Livre relié
Langue
Français
2 000,00 €
TTC