Le Texte d’Alchymie, et le Songe-Verd

Auteur Attribué à Bernard LE TREVISAN

1900,00 €

Notice

A Paris, chez Laurent d’Houry, ruë S. Jacques, devant la Fontaine S. Severin, au Saint Esprit, 1695, in-12, pleine basane brune de l’époque, dos à nerfs, orné, 115 pp. [2] pp. n. ch. de table et de privilège (la longue préface occupe les pp. 1-28), ; grand bois emblématique à pleine page (« Ex uno, per unum, in uno — Omnia in uno — Per me totum »). Bandeau et lettrines. Dos lég. gauchi. Page de titre défraîchie avec une infime perforation, sans manque de texte. Traces de mouillure jusqu’à la page 26. La planche gravée est intacte.

Edition originale de l’un des classiques les plus recherchés de la littérature alchimique française.

Le traité, en quatre parties, s’achève avec le fameux Songe-Verd , « veridique & veritable, parce qu’il contient verité ». Son attribution est débattue : Ferguson range l’ouvrage aux anonymes et Caillet ne donne au Trévisan que le seul Songe-Verd — le privilège, lui, nomme Trevisan.

Ferguson (I, 101-104) résume la légende du Trévisan : né à Padoue en 1406, adonné à l’alchimie dès l’âge de quatorze ans, ruiné par les recettes des souffleurs, brouillé avec les siens, errant vingt ans en quête d’un adepte, revenu pauvre à Rhodes — jusqu’à ce que deux années passées à collationner les philosophes lui « ouvrissent les yeux » et qu’il fît la pierre en 1481, neuf ans avant sa mort : c’est le récit même de son De Chemia. Quant au présent recueil, Ferguson (II, 433) en donne la collation exacte — 115 pp., le bois gravé — mais le range prudemment aux anonymes.
Caillet 1042 : « Traité fort rare, orné d’un curieux frontispice mis en couleurs » — le frontispice est ici en noir. Ferguson II, 433, renvoie à Lenglet-Dufresnoy III, 301 ; Duveen p. 69 ; manque à Dorbon.

UGS : 12 12 038 011 Catégorie :

Le Texte d’Alchymie, et le Songe-Verd

Référence
12 12 038 011

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