Les Médicis

Paris, Calmann Lévy, 1879, 2 volumes in-8, demi-basane noire de l’époque, dos à nerfs, ornés, VI, 548 ; IV, 488 pp. Quelques rares rousseurs, en tête et fin de volumes.

Dujols n° 12, déc. 1912 : « (Très rare). Sous ce titre laconique, mais plein de dessous, Albert Castelnau (…) a écrit l’histoire complète du mouvement néo-platonicien en Italie, pendant la Renaissance. (…) Gémiste Pléthon, Marsile Ficin, Ange Politien, Pic de la Mirandole, Pomponace, pour en citer quelques-uns. (…) Bien que régénéré par les eaux du baptême, (Gémiste Pléthon) est devenu le Grand-Prêtre des dieux déchus. Il écrit le Traité des Lois qui est le Rituel du Néo-paganisme et laisse bien loin derrière lui cette fade Thréicie d’un de ses pâles continuateurs. Ces formules, nous apprend Albert Castelnau, lui avaient été transmises sans doute par une initiation secrète qui, depuis la fin de l’Ecole d’Alexandrie, se perpétuait clandestinement dans certains milieux lettrés. Du coup, le Néo-Platonisme nous apparaît sous son véritable jour. Ce n’est plus la conception fantaisiste de quelques philosophes en délicatesse avec Aristote, c’est une véritable association occulte qui remonte à la surface, l’éternelle société secrète qui se montre ou se cache, suivant les circonstances, aux principaux tournants de l’histoire. On se demande alors quel fut le rôle équivoque de ce prêtre, disciple et continuateur de Pléthon, appelé Marsile Ficin, et de ce grand génie catholique, connu sous le nom universellement célèbre de Pic de la Mirandole ? (Des) rapprochements inattendus formulent (…) toute une doctrine cachée, inconnue du vulgaire (…) qui, aux yeux des Néo-Platoniciens, apparentait le Christianisme à la religion des anciens Mystères. Albert Castelnau a mis à nu la pensée ésotérique de cette Renaissance si belle et si ténébreuse, en étudiant les écrits néo-platoniciens du temps. Aussi s’attarde-t-il avec complaisance au De Christiana religione liber et à De Immortalitale animarum du chanoine Marsile, ainsi qu’aux théories de Pic de la Mirandole où l’on voit « qu’il n’y a point de science qui nous rende plus certains de la Doctrine de Jésus-Christ que la Magie et la Cabale ». Cet important ouvrage, qui nous place en plein cœur de l’histoire des Sociétés Secrètes, avec son exégèse des poètes Platoniciens, renferme des révélations qui confirment encore celles de Rosetti et d’Aroux sur le grand mouvement maçonnique d’une époque dont on n’avait guère, jusqu’ici, envisagé que le côté artistique et littéraire. »

12 17 024 070
12 17 024 070

Fiche technique

Editeur
Calmann Lévy
Année
1879
Reliure
Livre relié
Langue
Français
750,00 €
TTC